“Il n’y a que le changement dont on ne se lasse pas”
« Chaque génération, sans doute, se croit vouée à refaire le monde.
Le mienne sait pourtant qu’elle ne le refera pas.
Mais sa tâche est peut-être plus grande.
Elle consiste à empêcher que le monde se défasse. »
Albert Camus, extrait du discours de « déception » du prix Nobel de littérature, 10 décembre 1957.
Un blog n’est pas une brosse à dents. Il est fait pour être prêté. La plume échoit aujourd’hui à mon ami Dominique, alpiniste, skieur et violoncelliste comme le personnage attachant qu’il nous présente.
Je crois, et ce n’est pas pour faire le malin, que le moment est venu de donner la parole un instant à Nicolas Philibert (réalisateur entre autres du précieux « Être et avoir »), lequel dresse une façon de portrait chinois du personnage dont il va être question aujourd’hui, dans sa préface du livre qu’Hervé Bodeau consacre à notre héros du jour. Le reconnaîtrez-vous?
« Longtemps, j’ai cru qu’ils étaient deux: il y avait l’acteur que j’avais vu dans “le Crime de monsieur Lange” et “les Bas-fonds” de Jean Renoir, dans “Gueule d’amour” de Jean Grémillon ou “le Ballon Rouge » d’Albert Lamorisse, et le musicien, le violoncelliste qu’on entendait parfois à la radio. Je ne faisais pas le lien entre eux. Puis un jour, je découvris qu’il y en avait un troisième. Celui-là était chanteur d’opérette. Et un quatrième, ancien membre du groupe Octobre, joyeuse bande théâtralo-politico-surréaliste qui rassemblait dans les années 1930 les frères Prévert, Marcel Duhamel, Paul Grimault, Yves Allégret, Jean-Louis Barrault, Sylvia Bataille, Roger Blin, Raymond Bussières et quelques autres. Puis un cinquième, ex-champion de skidevenu alpiniste, compagnon de cordée de son Éminence Gaston Rébuffat* (Film Étoiles et tempêtes, photo). »

Cet homme multiple, tu l’auras reconnu, lecteur potentiel, surtout si tu es un habitué des photos de son ami Robert Doisneau qui nous le montre, entre autres, en un cliché (ci-dessus) et deux passions – face aux Aiguilles de Chamonix son violoncelle sur le dos –, cet homme multiple, cet homme unique est Maurice Baquet. Un phénomène.
Dans la famille Baquet tout le monde fait de la musique. Son père joue du trombone, sa mère du piano, son frère René-Marcel de la flûte et du trombone. Pour Maurice, la rencontre se fait avec le violoncelle. Il a de l’oreille, une discipline à lui, une constance bien à lui aussi et de bons professeurs. Le voilà, à 17 ans, premier prix du Conservatoire de Lyon. Six ans pas tard, en 1934, il décroche le premier prix du conservatoire de Paris. Maurice a une voie (on verra aussi qu’il avait une voix) bien tracée. Il sera violoncelliste professionnel? Oui et non.
Nous y reviendrons.
Giuseppe Piana, le maçon – et guide de montagne – italien
La façade de la maison familiale des Baquet, à Villefrance-sur-Saône, a besoin cette année-là, 1927, d’un coup de neuf. Maurice, 16 ans, travaille sa musique. Italien, maçon, peintre en bâtiment, mélomane amateur de violoncelle et guide de montagne dans la région du mont Rose, Giuseppe Piana possède une Berliet décapotable. Maurice à l’archet, Giuseppe au pinceau. L’un joue, l’autre peint et écoute. Feeling. Rencontre. Giuseppe parle de montagne à Maurice, le fait rêver.
Une idée leur vient: cours de violoncelle contre cours de ski… Tenu.
Momo découvre, au terme d’une virée en Berliet, le ski au col de Porte (1326 m) dans le massif de la Chartreuse, au-dessus de Grenoble. Sportif, doué physiquement, il adopte aussitôt cette activité. Mais Giuseppe, en bon guide, raconte aussi, surtout peut-être, la montagne l’été. Le rêve de Maurice s’agrandit, se pare de rose et d’altitude, comme le mont du même nom. Assez vite l’occasion attendue se présente. Avec un copain alpiniste, le voilà au Gspaltenhorn (3436 m) dans les Alpes Bernoises. Les heures d’ascension, d’efforts, de bonheur physique et ce vide qui se creuse rempli de sa liberté… Et la vue alentour de tous ces sommets. Le coup au cœur, la grande gifle, une façon de naissance… Voilà, Maurice Baquet attrape le virus.
Entre ces deux passions, avec ces deux passions, Momo remplira sa vie d’une infinité de variations. On peut dire qu’il ne tiendra pas en place. Il est, il sera curieux de tout, tout le temps. Et appliquera -nécessité ou plaisir- toute sa vie cette maxime de sa grand-mère maternelle :
« Mon petit Momo, il n’y a que le changement dont on ne lasse pas! »
Forte maxime dont on ignore comment la mamie l’a mise en application…
Nicolas Philibert encore: « Nous traversons Chamonix. Je suis au volant, Maurice assis à côté de moi. Sur le siège arrière traîne son livre de souvenirs, qu’il m’a offert la veille: On dirait du veau… Soudain, un barrage de flics. Ils me font signe de m’arrêter, et les voilà qui commencent à tournicoter autour de la voiture. Mais qu’ai-je donc fait? Quelle infraction ai-je commise ? Ces messieurs n’ont pas l’air de plaisanter. Maurice baisse alors sa vitre, empoigne le livre, le brandit au nez des gendarmes, et claironne, guilleret :
– J’suis de la maison!
L’un d’eux le reconnaît:
– Ah, M’sieur Baquet!
Fou rire général. Ouf, ils nous laissent passer. »
Si l’astrologie était fondée et s’il y avait un signe astrologique du rire, de la bonne humeur, assurément Maurice serait né sous ses auspices. Joyeux, impertinent, il aimait rire, faire rire, savait ne pas se prendre au sérieux. C’est une constante: tous ceux qui l’ont connu, avec qui il a joué comme musicien, comédien, clown, ou avec qui il a grimpé, partagé des nuits en refuge et des ascensions y compris très difficiles, ont souligné ce plaisir éprouvé en la compagnie de ce gai luron déconneur. Frison-Roche : «Interrogez ces grands alpinistes, ils vous diront comme moi: avoir Baquet dans sa cordée, c’est une assurance contre le doute, un remède contre la dépression, son amitié conforte un moral à toute épreuve. Baquet, c’est le rire et la gaieté dans les moments les plus difficiles; c’est une insouciance de surface qui cache de profonds sentiments intérieurs.» Et il s’y connaissait en hommes et en grimpeurs, l’auteur de Premier de Cordée. Et d’ajouter: « Je crois que ce diable d’homme gai, rieur, enjoué, burlesque exubérant en public, est au fond un tendre, un sentimental, une petite fleur bleue. » Euh, l’histoire ne nous a rien légué sur les compétences de Frison-Roche en fleur bleue.

Roger Frison-Roche semble encore s'amuser des pitreries de Maurice,
ici photographié par Jacques Kanapa
Faire ce qu’on veut, c’est parfait. Mais il faut aussi gagner sa vie. Maurice a fait quasiment les mille métiers du spectacle et souvent plusieurs à la fois. Cela n’est pas toujours de tout repos. Un exemple cité par lui-même, dans les années trente:
« Une journée comme les autres.
- 16h 30: Fête des syndicats de la RATP. Trois cents autobus, vingt mille personnes. Le saucisson coule à flots au parc des sports de Villemomble.
- 20 h: Évreux. Fête paroissiale en plein air. Il a beaucoup plu. Mon violoncelle aussi.
- 22 h 15: Crazy Horse Saloon. Entre deux charmantes jeunes dames, dont ma belle amie Rita Cadillac, qui se dévêt au son d’un pick-up, j’entre en scène. Exclamations “à poil… à poil…”Je déshabille lentement mon violoncelle. Je défais avec volupté les boutons-pressions de la housse qui couvre mon instrument. Un murmure d’admiration accueille et souligne les belles formes du violoncelle.
- 23 h 15: Théâtre des Champs-Élysées. L’habit, là, est de rigueur. Pour la dernière fois de la journée, un petit coup de Rondo de Boccherini* (lien vers Youtube). Rideau. Rideau derrière lequel je vois s’installer un ensemble sous la direction de Paul Bazelaire. Oh!… surprise. Je reconnais ce vieux Rondo des familles joué par cinquante violoncelles. Un ronronnement de plaisir parcourt la salle. “Vous vous êtes payé un beau final me dit l’organisateur en m’accompagnant respectueusement jusque ma bicyclette.” »
Nous disions plus haut que Baquet aura été et n’aura pas été un violoncelliste professionnel. On peut dire qu’il ne l’a pas été au sens traditionnel où l’entendent les instrumentistes de son niveau: concerts, enregistrements, ensembles, orchestres. Sans doute visait-il cette voie au tout début. La preuve: il s’est présenté au concours de l’Opéra de Paris. Et échoué! Étonnant pour un premier prix du Conservatoire de Paris… N’empêche, cet échec lui a barré un chemin a priori tracé. Il n’a pas insisté.
Baquet, Cérébos et la montagne
Pour autant, jamais son violoncelle ne le quittera. Qu’il fasse le clown ou pas.
Pas même en montagne. Ce violoncelle dont on dit qu’il l’appelait Cérébos, (l’un de ses instruments sans doute fut-il ainsi baptisé). Mais il en a eu et joué plusieurs. Il s’en est fait voler un aussi, imprudemment laissé dans une voiture, jamais retrouvé. Bizarrement, dans "On dirait du veau", jamais n’apparaît le nom de Cérébos… Bref. Maurice, à sa façon, a fait aussi métier de musique, comme il a fait métier de clown, chanteur, acteur, fantaisiste. On pourrait ajouter de joie de vivre, mais est-ce un métier?
Les scènes françaises, des plus anodines, aux plus rayonnantes, l’on vu passé, le Maurice, en ski, en violoncelle, en acrobate, en diseur… Il a aussi fait rire et ému à l’étranger. Le voici aux États-Unis. Avec violoncelle, skis et tout l’attirail pour un numéro déjà bien rôdé sur les scènes françaises. Et ça marche. Voilà qu’on lui annonce un rendez-vous avec un important imprésario. Un rêve de fortune? Pourquoi pas. Avec l’imprésario, trois autres messieurs. Baquet raconte: «Affalés, engoncés, enfouis dans d’immenses fauteuil, ces quatre messieurs graves fument le cigare. » Baquet déballe son imposant matériel: violoncelle, skis, chaussures et bâtons, des valises qui contiennent raquettes de tennis, pull-over, petite clarinette, l’arbre enneigé, la basse en cuivre et à pois blancs sur fond rouge, la crécelle et la sirène… » Ça fait beaucoup! Maurice s’agite, se démène dans cette pièce petite et bien encombrée, jouant de ses accessoires devant le regard morne de ces messieurs. « Au bout d’un quart d’heure j’arrive à mes fins. Le final. […] Je salue modestement… Et j’attends, transpirant, le cœur battant… Tous mes bons messieurs restent dans leur fauteuil sans réaction. Un énorme silence!… » Baquet remballe son matériel. Et, s’inclinant, annonce « la représentation est finie ». Silence. Et puis, « enfin M. W.M. senior se décide, se lève et parle :“Dear Mister Baket, vous nous avez divertis, intéressés et vraiment, je peux le dire au nom de mes collègues, vous nous avez fait passer un moment délicieux, mais… sur scène qu’est-ce que vous faites? ” »
Baquet par Doisneau à Manhattan en 1960
Nous le retrouvons maintenant à Las Vegas, où chaque soir il participe « en danseur classique, clown, homme du monde, mexicain, moine, agent vélocipédiste dans La Plume de ma tante à l’hôtel Riviera ». Dans une salle voisine, Duke Ellington et son orchestre jouent trois fois par soir. Maurice: « Harry Carney [l’un des saxo baryton, ténor et clarinettiste du grand Duke] est mon musicien préféré. Je connais depuis 20 ans certains de ses solos. […] Pour faire sa connaissance, je lui en ai chanté (mal) certains. II est tout étonné qu’on le connaisse depuis si longtemps en France. Plus tard à Paris, j’ai passé de mémorables soirées avec Harry. Plus calmes qu’à Las Vegas où certains soirs la présence d’un Noir dans la salle à Manger d’un ranch n’était pas tolérée. S’excusant de nous causer du souci, Harry dînait seul dans la salle réservée aux Noirs. Un soir, avertissant à haute voix quelques amis, je suis allé rejoindre Harry dans la petite pièce où il dînait. Presque tous les clients de la salle à manger me rejoignirent. »
Harry Carney
Difficile de suivre Maurice tant sa vie est une succession de rythmes variés et incessants mêlant la(es) vie)s professionnelle(s) et les échappées vers les Alpes, ses virées dans Beaujolais natal. Dans les étapes qui ont jalonné sa vie, l’une mérite plus spécialement d’être citée. Hervé Bodeau raconte dans un chapitre intitulé Agitptop:
« Fin de l’année 1933. Paris, boulevard Saint-Germain. Une drôle de forme constituée par un vélo et un cycliste portant un violoncelle sanglé sur le dos, se faufile parmi les automobiles. Le manège se reproduit tous les jours et attirent l’attention de deux jeunes hommes à l’esprit bouillonnant, clients habituels de la terrasse du Café de Flore, Marc Allégret et Marcel Duhamel. […] Les deux hommes accompagnés d’un troisième larron, Jacques Prévert, frappent à une porte derrière laquelle on entend de la musique. C’est bien le cycliste qui leur ouvre. On l’aura compris, c’est Maurice Baquet. Il a une vingtaine d’années. Présentations. « On vous voit passer devant le Flore, c’est amusant et ça nous plaît. Voudriez-vous venir avec nous faire quelques entrées et sorties sur des scènes diverses? »
Momo, il ne faut pas le prier longtemps. Sans s’en douter, il s’embarque pour sa première grande expérience de la scène, et pas n’importe laquelle, celle, sulfureuse, engagée, contestée du groupe Octobre. Il faudrait plus d’un post pour rendre compte de l’esprit, de l’engagement et de l’activité du groupe. Jusqu’à sa dissolution en 1936 (avec l’avènement du Front populaire), ses membres joueront dans les endroits les plus divers. Scènes de théâtre, cabarets, réunions politique, usines en grève, rues et places publiques, tout est bon pour accueillir l’équipe. Une bonne vingtaine de membres le composent et une belle théorie d’artistes (pour les dates, les noms et quelques infos de base, lecteur n’hésite pas: Wikipédale) au premier rang desquels Les frères Prévert, Pierre et Jacques lequel écrit les principaux textes, saynètes, sketchs… Pour notre Momo, c’est un monde qui s’ouvre, une succession de rôles et de découvertes. Il se trouve même en première ligne parfois avec Cérébos dans l’ambiance révolutionnaires et festives de mai et juin 1936. Le voilà jouant Bach dans des usines à l’arrêt et même au rayon… « communiantes » dans les dépôts de la Samaritaine! On l’imagine bien, aussi, accompagnant rageusement le fameux Marche ou crève, une façon d’hymne du groupe Octobre, dont Catherine Sauvage laissée belle version. Maurice participe, en juillet 1936 à ce qui sera l’une des toutes dernières représentations du Groupe, lequel donne, à la Mutualité devant des centaines de chômeurs « Le Tableau des merveilles » (Cervantès) adapté par Prévert. Exit le groupe Octobre, bonjour le cinéma. C’est en effet grâce à ses amitiés et relations nouées avec les membres du groupe que Baquet figurera au générique de nombreux films.
On a vu comment Baquet est né au ski, à la montagne, à l’altitude. Il en a connu les grands noms, et parfois partagé les exploits, les champions de l’époque, James Couttet, Emile Allais, Roger Frison-Roche, Haroun Tazieff le volcanologue féru d’alpinisme et tant d’autres. Mais c’est avec Gaston Rébuffat, méridional devenu l’un des plus grands amants des Alpes, qu’il a formé une célèbre cordée. Innombrables leurs courses, leurs grandes ascensions, leurs aventures alpines. Ensemble ils ont gravi les sommets mythiques, les plus belles voies, les plus célèbres couloirs et rébarbatives faces nord (Eiger, Grandes Jorasses, Drus, Cervin…) Le grand échalas Rébuffat, le ramassé et trapu Baquet ont fait merveille, des années durant. Et, suprême consécration, ils ont « ouvert » une voie, comme on dit dans le jargon alpin. « Devant nous, la face sud de l’aiguille du Midi. Elle est simple, raide, aérienne, pas très longue, deux cent quatre-vingts mètres de granit rougeâtre à gros grains. » Cette face, ils l’ont gravie les premiers, Rébuffat devant, Baquet en second. C’était en 1956. De nos jours, c’est une classique encore très réputée pour sa beauté et sa difficulté. Oserai-je dire, pour l’avoir gravie, que oui, c’est une ascension splendide, un bonheur d’escalade. Les grimpeurs le savent: ils méritent le respect les auteurs de ce magnifique itinéraire vertical. La cordée Rébuffat-Baquet s’est aussi illustrée avec des films dont Étoiles et tempêtes, grand Prix 1954 du Cinéma de montagne et d’aventures de Trente (Italie), Entre Terre et Ciel… Lecteur, tu peux si tu le souhaites regarder Étoiles tempêtes (1h 30). Excellent témoignage sur l’alpinisme des années 1950, avec son côté héroïque et mythifiant…
source par ici.
La face sud de l'aiguille avec ze protogine of ze massif of ze mont blanc reste une des valeurs sûres du massif et l'une des plus belles du guide avé l'accent (putaing, cong !) La belle parmis les belles. J'y suis passé plusieurs fois au pied, en la lorgnant...
http://altitudes.over-blog.com
Dernier regard, celui de Frison-Roche: « Ah! Bien sûr! On peut regretter, on aurait pu avoir s’il avait persévéré dans l’une ou l’autre de ces disciplines un nouveau Pablo Casals, un nouveau Grock, peut-être un champion du monde de ski, ou un mime international! »
Que penses-tu, lecteur, de ce compliment qui reproche, l’air de rien, à Maurice Baquet son dilettantisme, sa légèreté?
Une certitude demeure et c’est ce qu’ont essayé de montrer ces bribes de vie: ce personnage aura élégamment incarné le mot « valeur », au singulier et au pluriel.
Tous genres confondus, Maurice Baquet c’est :
5 revues de music-hall,
37 films,
11 opérettes,
une dizaine de pièces de théâtre,
de nombreuses émissions de télé,
cinq disques…
Le fidèle bonus :
De Prévert sur Maurice Baquet :
Vous
qui souvent, de concert allez au concert
entendre un concert, écoutez aussi celui-ci.
Maurice Baquet et son violoncelle sont deux
frères siamois qui se jouent de la musique.
Cela ne veut pas dire qu’ils se moquent.
On ne se moque pas de ce qu’on aime.
Maurice Baquet depuis toujours aime
la musique et c’est un amour partagé.
C’est pourquoi, la musique, il la fait rire,
sourire, danser.
Il a la vie dans le corps et son violoncelle,
même quand l’air est classique, n’a jamais
la mort dans l’âme…
Baquet/Rostropovitch :
Marche ou crève C.S.:
Montagne Rébuffat:
Étoiles et tempêtes:
Doisneau et Baquet :
Robert Doisneau photographia beaucoup son ami, son professeur de bonheur. Vous pouvez visionner une galerie dans ce lien.
Explorez les archives photo de Robert Doisneau en découvrant les portfolios issus de son propre classement thématique. Régulièrement de nouvelles découvertes...
https://www.robert-doisneau.com
Un livre photo indispensable !
Né en 1911, Maurice Baquet a eu deux grandes passions, le violoncelle et la montagne. Facétieux compagnon de cordée de l'alpiniste Gaston Rébuffat, il était aussi l'ami intime de Robert Doisneau qui photographiait ce "professeur de bonheur" dans des mises en scène insolites.
https://www.editionspaulsen.com
Prévert et le groupe Octobre sur Franceinter :







